Parler de sexualité avec la personne que l’on aime, c’est comme ouvrir une fenêtre sur son monde intérieur. Un espace sensible où se mêlent pudeur, curiosité et désir de se rencontrer autrement. Et pourtant, si naturel soit l’élan, il n’est pas toujours simple de mettre des mots sur ce qui brûle ou frissonne en nous.
Beaucoup de couples se taisent par peur d’être jugés, de blesser ou de « casser la magie ». Mais la véritable magie naît justement là : dans le courage de se dire. Parler de ses envies, c’est inviter l’autre à entrer dans son univers avec confiance, tendresse et curiosité.
Avant de pouvoir en parler, il faut d’abord se reconnecter à soi. Nos envies changent, se déplacent, s’affinent. Elles ne sont ni figées, ni honteuses. Elles racontent notre vitalité, notre rapport au plaisir, à la vie.
Prends un temps pour se demander : Qu’est-ce qui m’excite, m’émeut, me relie à mon corps ? Qu’est-ce que j’aimerais vivre différemment ?
Reconnaître ses envies, c’est un acte d’amour de soi. Les offrir à l’autre, c’est un acte d’amour partagé.
On ne parle pas d’intimité au détour d’une dispute ou entre deux rendez-vous. Le moment compte. Il faut que le corps soit détendu, que le cœur soit disponible. Un dîner doux, une balade, un retour au calme après l’amour… tout moment d’écoute et de tendresse peut devenir propice.
Le secret n’est pas dans le lieu, mais dans l’intention : « J’aimerais te parler de quelque chose d’important pour moi… quelque chose de beau. » Quand le ton est bienveillant, l’autre entend le désir, pas la critique.
Les mots peuvent soit refermer, soit ouvrir. Le “tu” critique, le “je” relie. « Tu ne me fais jamais… » rétrécit. « J’aimerais qu’on essaie… » élargit.
Parler en “je”, c’est s’assumer. C’est dire : « J’ai envie d’explorer quelque chose avec toi. » Ces phrases ouvrent le dialogue, sans menace, sans attente.
Dire ses désirs, c’est se mettre à nu. Et recevoir la réaction de l’autre, c’est parfois se confronter à son propre courage. Il ou elle peut être surpris·e, ému·e, curieux·se, ou silencieux·se. Ce n’est pas un refus : c’est un temps d’intégration.
La sexualité se vit à deux, mais elle commence par soi. Accueillir sans juger, c’est déjà aimer. Et dans cet espace d’écoute, le lien grandit.
La communication sexuelle n’est pas un one shot. Plus le couple parle, plus il apprend à se connaître dans la lumière et dans l’ombre.
Avec le temps, les mots deviennent plus simples, plus vrais. Et dans cette parole vivante, le désir se renouvelle, s’approfondit, se déploie. Parler de ses envies, ce n’est pas remettre en question l’amour. C’est lui donner de la nouveauté, créer un lien plus fort
1. « Il y a quelque chose que j’aimerais partager avec toi, parce que j’ai confiance en nous. »
2. « J’ai eu une envie qui m’a traversée… j’aimerais te la raconter. »
3. « Et si on se créait un moment rien que pour parler de ce qu’on aime, de ce qu’on imagine, de ce qu’on désire ? »
Parler de ses envies sexuelles, c’est oser l’intimité émotionnelle autant que physique. C’est dire à l’autre : « Je veux te rencontrer, encore et autrement. » C’est choisir l’authenticité, la curiosité, la vie.
Parce que le désir n’est pas un tabou à taire, mais une flamme à entretenir. Doucement. Ensemble.
Pour aller plus loin :
Téléchargez le carnet d’introspection “Oser parler de ses envies”
Et si vous sentez que c’est le bon moment pour être accompagnée, je vous reçois en consultation en visio ou en présentiel.
sandra-frieden-sexotherapeute.com