L’addiction au sexe, aussi appelée comportement sexuel compulsif , se caractérise par des comportements sexuels répétitifs, envahissants et difficilement contrôlables, poursuivis malgré des conséquences négatives sur la vie personnelle, relationnelle, professionnelle ou émotionnelle.
Il ne s’agit pas d’un désir « trop fort ».
Il ne s’agit ni d’une orientation sexuelle, ni d’une préférence. Le critère central est la perte de liberté intérieure : la sexualité n’est plus un choix, mais une réponse automatique à une tension interne.
L’hypersexualité désigne une activité sexuelle fréquente ou une libido élevée, sans que cela ne soit nécessairement pathologique.
Une personne hypersexuelle peut :
La différence essentielle ne se situe donc pas dans la quantité de sexualité, mais dans le rapport au comportement.
Dans certains contextes (troubles de l’humeur, stress intense, effets secondaires médicamenteux, troubles neurologiques), une hypersexualité peut apparaître de manière transitoire et nécessite alors une évaluation médicale.
L’enjeu thérapeutique n’est jamais de « normaliser » la libido, mais d’évaluer si la sexualité est source de liberté ou de contrainte.
Chaque personne vit cette problématique de façon singulière. Certains signaux peuvent néanmoins alerter :
La présence de plusieurs de ces éléments justifie une écoute professionnelle.
L’addiction au sexe n’est jamais un problème isolé.
Elle est souvent le symptôme visible d’une souffrance plus ancienne.
Parmi les facteurs fréquemment retrouvés :
La sexualité devient alors un outil de survie émotionnelle, là où d’autres ressources n’ont pas pu se construire.
Si le comportement apporte un soulagement immédiat, il enferme à long terme.
Conséquences possibles :
Le plaisir n’est plus nourrissant. Il devient épuisant.
Un avis médical peut être nécessaire pour :
Le traitement seul n’est jamais suffisant.
Le suivi psychologique permet de :
La sexothérapie occupe une place centrale.
Elle permet de :
Il ne s’agit pas de supprimer la sexualité, mais de la réhumaniser.
Les groupes de parole ou groupes thérapeutiques offrent :
La parole partagée ouvre là où le secret enferme.
L’addiction au sexe n’est ni une faute, ni une faiblesse.
C’est un signal, une tentative de se réguler avec les moyens disponibles à un moment donné de la vie.
Avec un accompagnement adapté, il est possible de :
Un questionnaire ( en PDF) offre une première piste de réflexion, mais il ne remplace ni un diagnostic ni un accompagnement personnalisé.
Après un suivi médical et/ou psychologique, un rendez-vous en sexothérapie peut permettre de faire le point, de distinguer addiction au sexe et hypersexualité, et de comprendre la place qu’occupe la sexualité dans votre équilibre émotionnel.
L’objectif n’est pas de contrôler le désir, mais de retrouver une sexualité libre, consciente et apaisée.
Quand la sexualité devient question, l’accompagnement peut devenir une ressource.
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