Parler de violence dans le couple, ce n’est pas juger. C’est oser nommer ce qui n’a rien à voir avec l’amour. Parce que l’amour ne fait pas peur, ne contrôle pas, ne détruit pas.
Ce n’est pas une preuve d’amour de tout supporter. C’est un oubli de soi.
Violence verbale : Les insultes, les moqueries, les critiques, les humiliations. Elles usent la confiance jusqu’à faire douter de sa valeur.
Violence psychologique : La manipulation, la jalousie excessive, le chantage affectif, la peur constante de déplaire. L’autre prend le contrôle, souvent en inversant les rôles.
Violence économique : Refuser de contribuer, contrôler les comptes, empêcher l’accès à l’argent. L’argent devient alors une laisse invisible.
Violence sexuelle : Quand le corps n’est plus libre. Quand l’acte sexuel devient une obligation ou une stratégie de domination. Faire l’amour sous contrainte ou par peur n’est jamais du désir. Ces violences laissent des traces profondes : honte, perte de plaisir, confusion entre désir et peur.
Violence physique : Coups, gifles, menaces, objets détruits. Chaque geste ancre la peur dans le corps.
Violence numérique et administrative : Contrôle du téléphone, surveillance des messages, interception du courrier, confiscation de papiers.
La violence conjugale n’est pas une perte de contrôle, mais une prise de pouvoir.
Chez l’auteur :
Chez la victime :
La victime ne manque pas de courage.
Elle est souvent fatiguée, isolée, privée de repères.
Les violences laissent des traces psychologiques, physiques et sexuelles.
Physiques et somatiques
Les violences laissent une empreinte sur le corps :
Les violences intimes altèrent profondément la vie sexuelle :
Le corps garde la mémoire de ce qu’il a subi.
Mais il peut aussi, avec le temps et l’accompagnement, redevenir un lieu de vie, de confiance et de plaisir.
Une dispute se résout.
Une violence se répète.
(PDF échelle des violences conjugales)
Les violences détruisent la sécurité intérieure.
Elles créent une distance entre soi et son corps.
Certaines personnes disent “ne plus rien ressentir”, d’autres “ne pas supporter le contact”.
Le travail thérapeutique permet, peu à peu, de :
Retrouver le plaisir, c’est d’abord retrouver la sécurité.
Partir : un chemin difficile mais possible
Quitter une relation violente demande du courage.
Ce n’est jamais simple, ni linéaire.
Mais des aides existent, financières, matérielles et humaines :
Partir, c’est se choisir.
Et se choisir, c’est déjà guérir un peu.
Les violences conjugales sont un délit, voire un crime.
Les peines peuvent aller jusqu’à :
Le silence protège la violence.
La parole sauve.
Se reconstruire après une relation violente demande du temps et beaucoup de douceur.
Le corps garde la mémoire, le cœur reste méfiant, les relations futures portent souvent les cicatrices du passé. Certaines personnes peinent à faire confiance, d’autres ressentent de la peur à l’idée d’une nouvelle relation, ou n’arrivent plus à se laisser aller au plaisir.
C’est un chemin lent, mais possible.
Se reconstruire, c’est réapprendre à vivre sans peur, à aimer sans se perdre, à désirer sans se trahir.
Les violences conjugales ne concernent pas que les autres. Elles touchent des femmes, des hommes, des couples de tous milieux.
Mais chaque pas vers la liberté est un acte d’amour envers soi.
Si vous vivez ou avez vécu une relation violente, ou si ce texte résonne en vous, n’hésitez pas à contacter les organismes d’aide ou à me rencontrer pour un accompagnement en sexothérapie.
Il est possible de se reconstruire. Pas à pas. Et surtout, jamais seul·e.