Les MICI : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, bouleversent bien plus que la digestion.
Elles touchent le corps, l’image de soi, le désir, la relation à l’autre.
Et pourtant, la sexualité reste souvent absente des consultations médicales, reléguée au second plan, comme si elle devait attendre que “tout aille mieux”. Or, la vie intime ne se met pas en pause.
Elle se transforme, elle questionne, elle demande à être accompagnée.
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ce sont des maladies inflammatoires chroniques du tube digestif, évoluant par poussées et périodes d’accalmie.
Elles évoluent par poussées et rémissions, avec des manifestations variables :
Ces maladies affectent le quotidien, l’image du corps, le rapport à soi… et à l’autre.
Chaque parcours est unique, mais certaines réalités sont fréquemment rencontrées :
Ces manifestations ne sont pas anodines. Elles impactent directement la perception du corps… et l’accès au plaisir.
Le corps devient imprévisible.
Il peut faire mal, lâcher sans prévenir, se transformer visuellement (cicatrices, stomie, amaigrissement ou prise de poids liée aux traitements).
Beaucoup de personnes décrivent :
Or, le désir a besoin de sécurité intérieure. Quand le corps est vécu comme un ennemi, l’intimité devient fragile.
La MICI n’empêche pas d’avoir une vie sexuelle, mais elle peut en modifier les contours.
Certaines difficultés fréquemment rencontrées :
En cas de lésions anales, fissures, fistules ou inflammation active, le sexe anal est strictement contre-indiqué, sauf avis médical spécialisé.
Il ne s’agit pas de morale, mais de protection du corps et de prévention des complications.
Chez la femme, la question de la grossesse vient souvent réveiller :
Un accompagnement global permet de :
La maternité n’efface pas le désir. Elle le transforme, parfois en silence.
La MICI ne concerne jamais une seule personne. Elle impacte le couple, la communication, la spontanéité.
Le ou la partenaire peut ressentir :
Le suivi médical reste la base :
Il est essentiel d’oser parler de sexualité avec son ou sa gastro-entérologue, même si ce sujet n’est pas spontanément abordé.
La sexualité ne dépend pas uniquement des médicaments.
Une approche globale peut améliorer nettement la qualité de vie intime :
Le corps inflammatoire a besoin de douceur, pas d’exigence.
Vivre avec une MICI peut générer :
La psychothérapie permet de :
Un esprit soutenu aide le corps à respirer autrement… et la sexualité aussi.
Pourquoi un accompagnement en sexothérapie ?
La sexothérapie offre un espace spécifique pour aborder ce que la maladie vient toucher dans l’intime, souvent sans mots ailleurs.
Elle permet notamment de :
Il ne s’agit pas de “faire comme avant”, mais de créer une sexualité possible aujourd’hui.
Si la MICI impacte votre vie intime, votre couple ou votre rapport à votre corps, il est possible de ne pas rester seul·e avec ces questions.
Accompagnement personnalisé, en complément d'un suivi médical, en cabinet ou à distance, adapté à votre situation et à votre parcours médical.
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