Le polyamour intrigue, bouscule, parfois dérange.
Il questionne nos repères amoureux, nos croyances sur l’exclusivité, la fidélité, l’engagement.
Il invite à sortir des automatismes pour entrer dans une relation plus consciente, plus choisie.
Mais de quoi parle-t-on réellement lorsque l’on parle de polyamour ?
Le polyamour désigne la capacité, et surtout le choix conscient, d’entretenir plusieurs relations amoureuses et/ou affectives simultanément, avec le consentement éclairé de toutes les personnes impliquées. Il ne s’agit pas seulement de sexualité.
Il s’agit de liens, d’attachement, de présence émotionnelle, de responsabilité relationnelle. Le polyamour ne signifie pas l’absence de cadre.
Bien au contraire : il repose sur des accords clairs, une communication régulière et une grande honnêteté émotionnelle.
Il est essentiel de poser des repères clairs :
Le polyamour se distingue nettement de la polygamie : il repose sur le choix, la réciprocité et l’égalité relationnelle. Personne n’est au-dessus. Personne ne subit.
Dans le polyamour, on ne cherche pas une relation pour combler un vide. On ne collectionne pas les partenaires.
On ne remplace pas un lien par un autre. Les relations émergent parce qu’elles font sens, parce qu’elles vibrent, parce qu’elles s’imposent parfois naturellement.
Certaines personnes polyamoureuses font même le choix de vivre ensemble, dans des formes de cohabitation choisies, créatives et ajustées.
L’objectif n’est pas la multiplication des relations, mais l’équilibre du système relationnel.
Oui. L’amour n’est pas une ressource limitée.
On peut aimer plusieurs personnes sans aimer de la même façon :
Il n’y a pas d’obligation de symétrie émotionnelle. Mais il y a une exigence d’équité relationnelle.
Chacun·e doit pouvoir :
Entrer dans le polyamour, ce n’est pas ajouter une personne à sa vie. C’est changer de paradigme relationnel.
Quelques questions essentielles :
Le polyamour n’éteint pas les blessures. Il les révèle.
Le polyamour demande des compétences relationnelles solides :
Le polyamour n’est pas “faire ce que l’on veut”. C’est faire avec l’autre.
Le polyamour n’est ni supérieur ni inférieur à la monogamie. Il est simplement différent, et exigeant.
Impacts positifs possibles :
Impacts négatifs possibles :
Tout dépend du cadre posé, de l’histoire personnelle et du niveau de conscience relationnelle.
Dans le polyamour, la communication n’est pas un bonus. Elle est essentielle au lien.
Parler de polyamour demande du courage et de la clarté. Il ne s’agit pas de convaincre, mais d’exprimer qui l’on est, où l’on en est, et ce que l’on souhaite vivre.
Cela implique :
Dire « je suis polyamoureux·se » n’est pas une demande d’adhésion. C’est une proposition relationnelle.
Recevoir le choix relationnel de l’autre peut réveiller des émotions intenses : peur, jalousie, insécurité, tristesse, curiosité parfois.
Accueillir ce choix, c’est :
Accepter le polyamour n’est pas une preuve d’amour. C'est se respecter soi et ses besoins.
La communication en polyamour est souvent :
Elle repose sur :
On n’attend pas que les tensions explosent. On parle avant, pendant, après.
Que l’on soit polyamoureux·se ou non, communiquer avec une personne polyamoureuse demande :
Le polyamour n’est pas un modèle figé. Chaque constellation relationnelle invente son langage.
En sexothérapie, le polyamour n’est ni encouragé ni découragé. Il est accueilli, exploré, questionné.
L’accompagnement peut porter sur :
Le polyamour peut être un chemin d’évolution. Il peut aussi être un révélateur de fragilités. La thérapie offre alors un espace pour ne pas se perdre en chemin.
Le polyamour n’est pas une mode. C’est une invitation à repenser l’amour hors des normes imposées.
Il demande :
Aimer plusieurs personnes, peut-être. Mais surtout… apprendre à aimer autrement. Et si la relation n’était plus une règle à suivre, mais un art vivant à inventer, ensemble, au fil du temps ?
Le polyamour peut ouvrir des espaces de liberté… et réveiller des zones sensibles.
Doutes, jalousie, insécurité, difficulté à poser des limites ou à se sentir choisi·e peuvent émerger. En consultation, l’enjeu n’est pas de juger un modèle relationnel, mais d’explorer ce qui est juste pour vous.
Mettre des mots, clarifier vos besoins, apaiser les tensions et ajuster la communication permet de vivre vos choix relationnels avec plus de conscience et de sérénité.
Parce qu’aimer autrement ne devrait jamais se faire au détriment de soi.
sandra-frieden-sexotherapeute.com