Le candaulisme fait partie des pratiques sexuelles encore peu abordées publiquement, souvent entourées de fantasmes, de jugements ou de malentendus.
Pourtant, il concerne certaines personnes et certains couples dans leur vie intime, que ce soit à l’état de fantasme ou dans une expérience vécue.
Le candaulisme désigne une pratique ou un fantasme sexuel dans lequel une personne éprouve de l’excitation à exposer son ou sa partenaire au regard ou au désir d’un tiers, ou à savoir qu’il ou elle est observé·e, désiré·e ou courtisé·e.
Le plaisir peut se situer :
Il s’agit d’un spectre de pratiques, allant du fantasme intime à des expériences concrètes, selon les limites et les choix de chacun·e.
Le candaulisme est généralement classé parmi les sexualités transgressives, car il questionne certaines normes sociales et relationnelles telles que :
Cette transgression n’est pas pathologique en soi.
Elle devient problématique uniquement lorsqu’elle est vécue sans consentement clair, sans réflexion préalable, ou lorsqu’elle réactive des fragilités psychiques non identifiées.
Le candaulisme peut être exploré dans différents cadres, selon les limites personnelles et relationnelles :
Le choix du lieu joue un rôle important dans le vécu émotionnel de l’expérience et doit être réfléchi avec attention.
Les motivations peuvent être très différentes d’une personne à l’autre.
Le candaulisme peut notamment être lié à :
Il est important de souligner qu’un même fantasme peut répondre à des besoins psychiques très différents selon l’histoire personnelle et relationnelle.
La communication est centrale. Il est recommandé de :
Partager un fantasme n’implique pas nécessairement sa réalisation.
Avant toute expérience, seul·e ou en couple, certaines questions sont essentielles :
Ces questionnements permettent de prévenir les malentendus et les blessures émotionnelles.
Recevoir le fantasme de son ou sa partenaire demande une posture d’écoute :
Il est possible d’entendre un fantasme sans souhaiter le vivre. Cette distinction est fondamentale dans le respect de chacun.
Toute pratique impliquant d’autres personnes nécessite un cadre sécurisant :
La sécurité émotionnelle doit être une priorité, au même titre que la sécurité physique.
Chaque expérience doit être évaluée d'après l’histoire personnelle et du contexte relationnel.
La sexothérapie peut accompagner :
Il ne s’agit pas nécessairement d’encourager la pratique, mais d’aider à comprendre ce que le désir cherche à exprimer.
Parler de sexualité, de fantasmes et de blocages permet de mieux se connaître et de construire une intimité plus consciente et respectueuse de soi et de l’autre.
Un accompagnement en sexothérapie peut offrir un espace sécurisé pour explorer ces questions, sans jugement, et dans le respect du rythme de chacun·e.
sandra-frieden-sexotherapeute.com