Le fantasme fait partie intégrante de la vie psychique et sexuelle.
Pourtant, beaucoup de femmes taisent une partie importante de leur imaginaire.
Elles ressentent, imaginent, vibrent intérieurement… mais n’osent pas le dire. Non pas par manque d’envie. Mais par honte, peur de blesser, éducation stricte, culpabilité, ou simplement par absence de mots.
Pourtant, nommer ses fantasmes est une manière de se réapproprier son désir, son corps et sa liberté intérieure.
Encore aujourd'hui, beaucoup de femmes ont été éduquées dans un modèle où :
Résultat : la femme apprend à désirer en silence.
“Et si je passe pour quelqu’un de trop sexuel ?”
“Et s’il me prenait moins au sérieux ?”Le fantasme touche la vulnérabilité profonde :
ce que l’autre pourrait penser d’elle.
“Il va croire qu’il ne me suffit pas.”
“Il va penser que j’ai envie d’autres personnes.”
“Il va se sentir remis en question.” Alors que le fantasme parle d’elle, pas du manque de l’autre.
Certaines femmes ressentent… mais n’ont pas les mots.
Le fantasme est vécu, pas toujours formulé.
“La limite entre fantasmer et vouloir le vivre n’est pas claire pour moi.”
D’où l’autocensure.
Trop intense, trop exigeante, trop sauvage.
Une peur directement liée aux injonctions faites aux femmes depuis toujours.
Cette liste est réelle, fréquente, thérapeutiquement observée.
Ce sont les fantasmes les plus présents… mais les plus silencieux.
Pour l’adrénaline, la liberté, le sentiment de vivre hors cadre.
Guider, dominer, diriger – mais avoir peur de paraître « trop ».
Fantasme symbolique : liberté, renaissance, intensité sans histoire.
Le regard comme intensificateur de désir.
Rare, mais réel.
Besoin d’intensité psychique, pas d’infidélité réelle.
Curiosité, sensualité, douceur féminine… pas forcément orientation.
Être désirée par plusieurs, sentir sa valeur décuplée.
Être attachée, guidée, tenue, domptée avec douceur.
Inconnus dans un bar, professeur/élève, massage sensuel…
Se réinventer sans conséquences.
Symbolique : être choisie par quelqu’un “au-dessus”, ressentir sa propre valeur.
Jamais pendant l’acte.
Toujours en dehors, dans le calme.
“J’imagine parfois…”
“J’ai un fantasme que je n’ai jamais osé partager.”
“J’aimerais te parler d’un désir intérieur.”
Exemple :
“Ce fantasme me donne de la liberté.”
“Je me sens puissante quand je l’imagine.”
“Ce n’est pas que je veux le vivre, c’est l’énergie que j’aime.”
“Ce fantasme n’est pas une critique.”
“C’est un imaginaire, pas un projet.”
“J’ai envie de partager, pas d’imposer.”
Commencer par les émotions.
Puis l’ambiance.
Puis les détails si nécessaire.
Tout fantasme n’est pas fait pour être vécu.
Mais beaucoup peuvent être transformés en expériences intimes adaptées et sécurisées. Voici une méthode simple.
Définir :
Aucune improvisation totale dans les fantasmes tabous.
Souvent, les femmes ne veulent pas vivre la version brute du fantasme, mais l’énergie derrière le fantasme.
Par exemple :
Fantasme : inconnu → mise en place : jeu de rôle “inconnus dans un bar”.
Fantasme : plan à trois → mise en place : regarder une scène ensemble + imaginer verbalement.
Fantasme : domination → mise en place : bandeau, guidance verbale, mains fermes.
Fantasme : échangisme → mise en place : film, lecture, jeu de rôle, symbolique.
Même en BDSM soft ou jeu de rôle.
Un mot, un geste, un signe = arrêt immédiat.
Un fantasme vécu évolue.
Il faut en parler après :
“Qu’est-ce qui t’a plu ?”
“Qu’est-ce qui était trop ?”
“De quoi aurais-tu eu besoin ?”
Un fantasme vécu sans désir partagé crée de la distance.
Un fantasme vécu en conscience crée de la complicité.
Les fantasmes féminins ne sont ni dangereux ni honteux.
Ils sont un langage intime, une liberté intérieure, une énergie vivante. Les nommer, c’est s’honorer.
Les partager, c’est se relier.
Les vivre (quand c’est juste), c’est ouvrir une sexualité plus consciente, créative et vibrante. Le fantasme n’est pas un caprice.
Si ces questions réveillent en vous quelque chose : un doute, une curiosité, une envie d’explorer votre imaginaire ou de comprendre ce que vos fantasmes disent de vous.
La sexothérapie peut offrir un espace sûr, bienveillant et profondément libérateur. Un accompagnement en séance vous aide à :
• comprendre la fonction symbolique de vos fantasmes,
• dénouer la honte ou la culpabilité,
• retrouver une relation apaisée avec votre désir,
• exprimer vos envies sans peur,
• et construire une intimité plus consciente, plus libre, plus vibrante.
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