Les mots domination et soumission fascinent autant qu’ils inquiètent.
Ils évoquent des jeux de pouvoir, des ambiances intenses, des imaginaires sombres ou transgressifs.
Pourtant, dans un cadre sain, ces pratiques relèvent moins de la brutalité que d’un langage relationnel, où la confiance et le consentement deviennent les piliers de l’expérience.
Dans le BDSM, la dynamique domination / soumission (souvent appelée D/S) désigne un échange de pouvoir consenti, dans lequel :
La domination saine n’a rien à voir avec la violence ou l’humiliation non désirée.
La soumission saine n’est ni une faiblesse, ni une absence de volonté.
Ce sont deux rôles complémentaires, temporaires, définis à l’avance et pratiqués avec respect.
Le BDSM englobe un ensemble de pratiques :
Bondage – Discipline – Domination – Soumission – Sadisme – Masochisme.
Dans cette grande famille, la dynamique D/S fait principalement référence à :
Chaque couple choisit ses propres règles : la D/S peut être très douce ou très intense, très érotique ou très symbolique.
Contrairement à ce que l’on croit, le fantasme D/S n’est pas d’abord un désir de douleur ou de violence . Il touche souvent à des thèmes profonds :
Pour la personne soumise :
Dans tous les cas, il s’agit moins d’un rapport de force que d’une mise en scène du pouvoir, où les deux partenaires trouvent leur place.
Un dominant sain n’est pas violent. Il est présent, ancré, stable. Sa posture repose sur :
Le dominant n’écrase jamais : il guide.
Il n’impose jamais : il propose.
Le soumis n’est pas passif : il est réceptif, attentif, volontaire. Il adopte une posture intérieure faite de :
La soumission n’est pas “faire tout ce que l’autre veut” : c’est accepter ce qu’on a déjà validé ensemble.
Ils ne sont jamais obligatoires, mais peuvent enrichir l’expérience :
Chaque accessoire doit être utilisé en connaissance des risques, et avec du matériel adapté.
Pour la majorité des couples, le but n’est pas la violence : c’est l’intensité émotionnelle.
La dynamique D/S permet :
C’est une façon symbolique de dire : Je te fais confiance pour me guider.”
Le BDSM sain repose sur un principe fondamental : SSC — Safe, Sain, Consensuel.
Il stoppe tout, immédiatement.
Personne ne discute un safe word.
Avant, pendant, après.
Il n’est jamais implicite.
Une phase essentielle : discussion, câlins, réassurance, eau, couverture.
C’est ce qui protège émotionnellement le couple.
Sécurité physique et psychologique.
Pas d’improvisation dangereuse.
La communication est le cœur de cette dynamique.
“Voilà ce qui m’attire, voilà ce que j’aimerais comprendre.”
Sans justification nécessaire.
Ambiance, intensité, accessoires, scénarios possibles.
Simple, clair, non ambigu.
De quoi a-t-on besoin une fois la scène terminée ?
Le consentement n’est jamais figé : il se renouvelle.
Domination et soumission ne sont pas des jeux de violence : ce sont des pratiques relationnelles, où la confiance, l’écoute et le consentement forment la base de tout.
La D/S permet de vivre une intensité rare, un abandon conscient, une rencontre profonde entre deux corps et deux psychés.
Bien encadrée, elle peut devenir un espace de liberté, de désir, d’exploration… et parfois même de réparation.
Pour aller plus loin :
Consultation individuelle ou couple, en présetielle ou visio conférence
sandra-frieden-sexotherapeute.com