Quand on parle d’infections sexuellement transmissibles (IST), beaucoup pensent immédiatement au VIH ou aux hépatites.
Ces noms sont connus, intégrés, parfois redoutés. Mais la réalité est plus large.
D’autres IST circulent, souvent en silence, parfois là où on ne les attend pas , y compris lors du sexe oral.
Et ce n’est pas un manque de vigilance individuelle : c’est surtout un manque d’information claire, adulte, accessible. S’informer n’a rien d’anxiogène.
C’est une manière de se respecter, de respecter l’autre, et de prendre soin du lien.
Les principales IST, en quelques repères :
Chlamydia
Définition : infection bactérienne très fréquente, souvent asymptomatique.
Contamination : rapports vaginaux, anaux ou oraux non protégés.
Signes : souvent aucun ; parfois douleurs, brûlures urinaires, pertes inhabituelles.
Traitement : antibiotiques.
Définition : infection bactérienne touchant les organes génitaux, l’anus ou la gorge.
Contamination : rapports sexuels non protégés, y compris le sexe oral.
Signes : écoulements, douleurs, maux de gorge ; parfois aucun symptôme.
Traitement : antibiotiques avec suivi médical.
Définition : infection bactérienne en recrudescence, évoluant par phases.
Contamination : contact direct avec une lésion lors de rapports vaginaux, anaux ou oraux.
Signes : lésion indolore, éruptions cutanées, fatigue ; atteinte buccale possible.
Traitement : antibiotiques, très efficaces s’ils sont pris à temps.
Définition : infection virale chronique avec phases de réactivation.
Contamination : contact peau à peau, rapports sexuels, même sans lésion visible.
Signes : vésicules douloureuses, démangeaisons ; parfois aucun symptôme.
Traitement : antiviraux pour réduire symptômes et transmission.
Définition : virus très fréquent, souvent éliminé spontanément.
Contamination : contact peau à peau lors des rapports sexuels, y compris oraux.
Signes : souvent aucun ; verrues ou lésions détectées lors de dépistages.
Traitement : pas de traitement du virus, prise en charge des lésions ; vaccination en prévention.
Définition : virus qui affaiblit le système immunitaire.
Contamination : rapports sexuels non protégés, sang, transmission mère-enfant.
Signes : symptômes pseudo-grippaux initiaux ou absence de signes pendant des années.
Traitement : traitement antirétroviral à vie. Une charge virale indétectable rend le virus intransmissible.
Définition : infection virale aiguë du foie, généralement bénigne.
Contamination : voie oro-fécale, certaines pratiques sexuelles, hygiène insuffisante.
Signes : fatigue intense, nausées, jaunisse ; parfois aucun symptôme.
Traitement : pas de traitement spécifique ; guérison spontanée. Vaccination possible.
Définition : infections virales du foie pouvant devenir chroniques.
Contamination : sang, rapports sexuels (surtout hépatite B).
Signes : fatigue, jaunisse ; souvent silencieuses au début.
Traitement : hépatite B : traitement au long cours ; hépatite C : guérison possible dans la majorité des cas.
Définition : infection parasitaire fréquente, encore peu connue.
Contamination : rapports sexuels non protégés.
Signes : pertes vaginales inhabituelles, démangeaisons, douleurs ; souvent asymptomatique chez les hommes.
Traitement : antiparasitaire oral, avec traitement des partenaires.
Définition : Infestation parasitaire de la zone pubienne, faisant partie des IST.
Contamination : Contact intime peau à peau, le plus souvent lors de rapports sexuels. Plus rarement par le linge.
Signes possibles : Démangeaisons importantes, irritation, parfois présence visible de poux ou de lentes.
Traitement : Traitement antiparasitaire local. Traitement des partenaires et lavage du linge indispensable. Epilation à la crème épilatoire.
Beaucoup d’IST sont silencieuses.
On peut être porteur sans le savoir, sans symptôme, sans intention de nuire. Et il faut aussi oser le dire, sans jugement ni illusion : l’infidélité existe.
Elle traverse tous les milieux, tous les âges, toutes les histoires.
Parfois cachée. Parfois révélée trop tard. Se dépister régulièrement, même en couple, ce n’est pas accuser.
Ce n’est pas soupçonner.
C’est prendre soin de soi, et parfois protéger l’autre malgré soi. La protection et le dépistage ne sont pas des ennemis du désir.
Ils sont des alliés d’une sexualité plus consciente, plus responsable, plus libre.
La prévention ne consiste pas à vivre dans la peur, mais à faire des choix éclairés, respectueux de soi et de l’autre.
Les principaux moyens de prévention des IST sont :
Aucun moyen n’est parfait à 100 %. Mais combinés, ils réduisent considérablement les risques.
Le dépistage est souvent rapide, confidentiel et gratuit dans les structures dédiées.
Pour aller plus loin
Un PDF à télécharger avec :
sandra-frieden-sexotherapeute.com