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Être une femme aujourd'hui, c'est souvent endosser plusieurs rôles à la fois. 

Nous sommes entrepreneures, salariées, soignantes, mamans, conjointes, filles, amies… Nous passons d'une responsabilité à une autre sans toujours prendre le temps de nous arrêter. 

Cette réalité, je la vis moi aussi au quotidien, et c'est également celle de nombreuses femmes que j'accompagne.

Cet été, j'ai particulièrement ressenti ce que signifie être « multicasquette ». Entre mon activité d'infirmière libérale, le développement d'Athéa, l'accompagnement de mes clientes, les projets en cours, les tâches administratives et ma vie de maman, les journées s'enchaînent à un rythme soutenu. 

J'ai parfois l'impression que mon cerveau ne s'arrête jamais. Dès qu'une tâche est terminée, une autre prend immédiatement sa place.

Pendant longtemps, j'ai pensé que le plus difficile était d'avoir plusieurs responsabilités. 

Aujourd'hui, je réalise que le véritable défi est ailleurs : réussir à faire cohabiter tous ces rôles sans s'épuiser ni s'oublier. Car derrière chaque casquette se cache une femme qui essaie simplement de faire de son mieux.

C'est une réalité que j'entends très souvent dans mon cabinet. Les femmes que j'accompagne me parlent de cette charge mentale permanente, de cette impression de devoir penser à tout et pour tout le monde. 

Elles jonglent entre leur travail, leur famille, leur couple, les rendez-vous, les enfants, les obligations du quotidien, sans jamais avoir réellement le sentiment de pouvoir souffler. 

Elles culpabilisent lorsqu'elles prennent du temps pour elles, alors qu'elles ne culpabilisent jamais lorsqu'il s'agit de répondre aux besoins des autres.

Cette accumulation finit souvent par avoir des conséquences. Fatigue persistante, perte de désir, difficultés à lâcher prise, irritabilité, baisse de l'estime de soi… Le corps et l'esprit finissent par exprimer ce que l'on tente parfois de taire depuis trop longtemps. Ce ne sont pas des signes de faiblesse. 

Ce sont souvent les conséquences d'une charge mentale devenue trop importante.

Si ce sujet me touche autant, c'est parce que je le connais à la fois comme professionnelle et comme femme. Mon expérience personnelle nourrit ma façon d'accompagner. Elle me rappelle qu'il n'existe pas de femme parfaite capable de tout gérer sans jamais ressentir de fatigue. 

En revanche, il est possible d'apprendre à mieux s'écouter, à poser des limites et à redonner une place à ses propres besoins.

Chez Athéa, je suis convaincue qu'il est impossible de prendre durablement soin des autres si l'on s'oublie soi-même. Retrouver un équilibre ne signifie pas réussir à tout contrôler. 

Cela signifie accepter que certaines journées soient imparfaites, apprendre à ralentir lorsque c'est nécessaire et comprendre que prendre soin de soi n'est ni un luxe ni un acte égoïste.

Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que vous n'êtes pas seule. Porter plusieurs casquettes est une force, mais cette force ne doit jamais se construire au détriment de votre bien-être.

Derrière toutes les responsabilités que vous assumez chaque jour, il y a avant tout une femme qui mérite, elle aussi, d'être écoutée, respectée et accompagnée.

Sandra Fondatrice d'Athéa

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